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La quantité des bactéries « nageantes »
en pleine eau est relativement faible : dans un étang elles
sont présentes en plus grand nombre sur les particules de
matières en suspension, sur les vététaux et
dans les premiers centimètres du sol. Pour augmenter la capacité
de filtration il faut donc agrandir le support sur lequel les bactéries
pourront se développer. C'est le rôle du filtre
bactérien : il est composé de structures matérielles
qui présentent un ensemble de surfaces le plus vaste possible
(pour un volume minimum). Celui-ci se couvrira naturellement de
bactéries. Il peut s'agir d'un volume contenant de la tourbe,
du sable, de la mousse, du textile, des fibres, des pierres poreuses,
des « biosphères »... Si la texture est trop serrée,
on se heurte à des problèmes de colmatage. Ceux-ci
peuvent être réduits avec un filtre mécanique
ou/et un décanteur placé en amont et accessible pour
être éventuellement nettoyé. En piégeant
les particules solides, il ne laissera passer que les substances
dissoutes. Les bactéries sont aussi actives au sein du
filtre mécanique mais comme il est éventuellement
nettoyé de façon régulière, il s'en
suit des variations de l'activité de sa colonie bactérienne
et donc de son efficacité. D'où l'intérêt
dans certains cas de consacrer une structure pour chaque type de
filtration. L'eau passe ainsi du bassin à travers un filtre
mécanique suivi d'un filtre biologique.
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